Le SDIS investit dans la modernisation de ses équipements pour garantir la meilleure prise en charge du secours à la population

Le SDIS vient de réceptionner un parc de nouveaux engins comme prévu au travers de son plan pluriannuel d’équipement. De dernière génération, ces moyens viennent assurer le renouvellement des engins de secours affectés dans les différents centres d’incendie et de secours d’Ille-et-Vilaine. Chaque année c’est entre 4 et 5 millions qui sont nécessaires au renouvellement et à l’adaptation aux risques et techniques d’intervention d’un parc de 800 engins approchant une valeur de 80 millions d’euros.

2 ÉCHELLES PIVOTANTES SÉQUENTIELLES 25 MÈTRES (EPS 25)

Ces échelles de dernière génération viennent équiper les CIS de Dol-de-Bretagne (depuis juillet 2021) et bientôt du CIS Rance Rive Gauche (dès mai 2022).

Elles bénéficient des dernières évolutions en matière d’éclairage grâce à un équipement du parc échelle et de la plateforme en lumière LED, beaucoup plus performante.

COÛT D’ACQUISITION D’UNE ÉCHELLE PIVOTANTE SÉQUENTIELLE 25 MÈTRES :
520 000 EUROS TTC ET 20 000 EUROS TTC POUR L’ÉQUIPEMENT EN MATÉRIELS
COUT D’ACQUISITION TOTAL : 1,08 MILLION D’EUROS TTC

 

5 NOUVEAUX FOURGONS POMPE TONNE (FPT)

Deux exemplaires ont été affectés en fin d’année à Saint-Malo et Rennes Beauregard. Trois supplémentaires vont être réceptionnés avant fin avril. Il s’agit des premiers fourgons acquis dans le cadre d’un groupement de commandes qui associe 9 SDIS de la Zone Ouest.

Ils bénéficient d’un aménagement spécifique pour permettre l’accueil de tuyaux positionnés en écheveaux, ce qui permet une mise en œuvre plus rapide et ergonomique des moyens d’extinction sur un incendie.

La sécurité des personnels fait l’objet d’un point d’attention particulier avec l’aménagement des places assises en quinconce et l’équipement en ceinture de sécurité 3 points, ce qui permet d’obtenir un meilleur maintien des personnels en cas de retournement du véhicule par exemple.

COÛT D’ACQUISITION D’UN FOURGON POMPE TONNE : 228 000 EUROS TTC ET 45 000 EUROS TTC POUR L’ÉQUIPEMENT EN MATÉRIELS
COUT D’ACQUISITION TOTAL : 1,36 MILLION D’EUROS TTC

 

1 FOURGON POMPE TONNE SECOURS ROUTIER (FPTSR)

Il est affecté au centre d’incendie et de secours de Rennes Le Blosne depuis avril 2021. Il s’agit d’un engin polyvalent capable de traiter des feux urbains. Il dispose également des moyens pour réaliser de la désincarcération sur des interventions de type secours routier.

Un travail a été réalisé afin d’améliorer l’ergonomie des matériels et équiper le véhicule de matériels de désincarcération portatif plus légers et sans fil.

COÛT D’ACQUISITION D’UN FOURGON POMPE TONNE SECOURS ROUTIER : 280 000 EUROS TTC ET 125 000 EUROS TTC POUR L’ÉQUIPEMENT EN MATÉRIELS
COUT D’ACQUISITION TOTAL : 405 000 EUROS TTC

 

3 CAMIONS CITERNES RURAUX MOYENS (CCRM)

Engins polyvalents destinés à intervenir sur tout type de feu, les CCRM sont affectés depuis janvier 2022 à Gévezé, Bourg-des-Comptes et Saint-Aubin d’Aubigné.

La sécurité des personnels fait aussi l’objet d’un point d’attention particulier avec l’aménagement ceinture de sécurité 3 points dans les CCRM, ce qui permet d’obtenir un meilleur maintien des personnels en cas de retournement du véhicule par exemple.

COÛT D’ACQUISITION D’UN CCRM : 293 000 EUROS TTC ET 42 000 EUROS TTC POUR L’ÉQUIPEMENT EN MATÉRIELS
COUT D’ACQUISITION TOTAL : 1 MILLION D’EUROS TTC

 

2 CAMIONS CITERNES FEUX DE FORĒT MOYENS (CCFM)

Les CCFM viennent d’être réceptionnés.

COÛT D’ACQUISITION D’UN CCFM : 244 000 EUROS TTC ET 15 000 EUROS TTC POUR L’ÉQUIPEMENT EN MATÉRIELS
COUT D’ACQUISITION TOTAL : 518 000 EUROS TTC

Ils sont dotés d’équipements plus ergonomiques comme des supports automatisés pour l’installation de claies de portage, relativement lourdes. Ils sont également équipés d’un dispositif automatique de dosage en eau et additif (mouillant/moussant) pour une meilleure efficacité de traitement des feux de végétation.

Les CCRM et CCFM présentent la particularité d’être équipés d’une lance canon sur le parebuffle, de manière à faciliter les opérations d’extinction et améliorer la sécurité des intervenants.

Les sapeurs-pompiers d’Ille-et-Vilaine ont réalisé 400 feux de végétation, 2515 feux de bâtiments, 1030 feux de voie publique et 50 feux divers sur l’année 2021.

 

8 VÉHICULES DE SECOURS ET D’ASSISTANCE AUX VICTIMES (VSAV)

Ces véhicules dédiés au secours à personne viennent remplacer ceux affectés depuis le début de l’année 2022 à Rennes (Rennes Saint-Georges, Rennes Beauregard et Rennes Le Blosne), Saint-Malo, Rance Rive Gauche, Redon, Dol-de-Bretagne et Bruz.

COÛT D’ACQUISITION D’UN VSAV : 78 000 EUROS TTC ET 1 000 EUROS TTC POUR L’ÉQUIPEMENT EN MATÉRIELS
COUT D’ACQUISITION TOTAL : 398 000 EUROS TTC

 

1 VÉHICULE LÉGER OFFICIER SANTÉ (VLOS)

Mis en service depuis le 7 mars dernier, ce véhicule permet aux infirmiers de sapeurs-pompiers d’être engagés sur des missions de soutien sanitaire sur intervention, de coordination des moyens de santé sur des opérations d’ampleur ou sur du soin d’urgence.

Environ 50 interventions sont réalisées sur l’ensemble du département avec le VLOS

COÛT D’ACQUISITION D’UNE VLOS : 42 000 EUROS TTC

 

11 VÉHICULES LÉGERS (VLF)

Ils sont destinés à faciliter les déplacements des personnels dans les centres d’incendie et de secours de Rennes Beauregard, Saint-Malo, Redon et dans les services de la Direction départementale.

COÛT UNITAIRE D’ACQUISITION : 23 000 EUROS TTC
COUT D’ACQUISITION TOTAL : 253 000 EUROS TTC

 

LE SDIS INVESTIT DANS UN AÉROGLISSEUR : UN NOUVEAU VECTEUR DE SECOURS À DISPOSITION DES SAPEURS-POMPIERS

Mardi 22 mars, le SDIS a reçu la livraison d’un aéroglisseur, nouveau vecteur de secours à disposition des sapeurs-pompiers de Dol-de-Bretagne pour intervenir en Baie du Mont Saint-Michel. Avec jusqu’à trois personnes à son bord, il permet d’effectuer des recherches de personnes disparues ou envasées, mais aussi d’assurer des secours de personnes blessées sur l’Estran. Il sera opérationnel au 2ème semestre 2022.

COÛT UNITAIRE D’ACQUISITION : 70 000 EUROS TTC

 

DES INVESTISSEMENTS CONSÉQUENTS DANS LE DOMAINE DU SECOURS NAUTIQUE

Le secours nautique a connu ces deux dernières années de nombreuses évolutions dans l’utilisation des matériels et dans les techniques d’intervention.

170 interventions nautiques sont réalisées en moyenne chaque année. Il peut s’agir de prompt secours nautique mais également du secours à personnes dans des situations variées : évacuations de falaises, brancardages dans des zones difficiles côtières, intervention auprès de victimes blessées et situés sur un ilot…

DEUX JETS DE RECONNAISSANCE ET DE SAUVETAGE

Afin d’améliorer la prise en charge et la rapidité des secours sur les interventions nautiques, le SDIS a acquis deux jets de reconnaissance et de sauvetage (JRS) qui sont opérationnels depuis l’été 2021. Ils sont destinés à intervenir avec plus de rapidité, d’efficacité et de sécurité lors des phénomènes de grande marée sur des secteurs sensibles et complexes d’accès, comme la digue de Rochebonne et du Sillon, les brise-lames et les remparts de Saint-Malo.

Acquis pour un montant de 50.000 euros, les jets offrent aux sauveteurs côtiers des équipements qui viennent en complément des paddles et des embarcations, et permettent de pouvoir de disposer de différents moyens pour effectuer un sauvetage selon la situation rencontrée. Leur puissance et leur rapidité d’action les rendent particulièrement efficaces pour intervenir sur le trait de côte, le long des digues par fort coefficient de marées, sur le secteur du barrage de la Rance et dans la baie du Mont Saint-Michel. La victime peut être évacuée grâce à la planche, puis prise en charge par l’embarcation (BLSP) qui intervient en renfort.

La sécurité des personnels a été prise en compte dans le choix des matériels. Des gilets renforcés ont été acquis par le SDIS de manière à diminuer les impacts en cas de chute. Des casques légers connectés à la radio VHF marine équipent également les personnels pour faciliter la communication avec les autres intervenants (BLSP,SNSM, CROSS…).

A noter que d’autres équipements spécifiques qui viennent renforcer la sécurité des sauveteurs côtiers ont également été acquis, comme des balises de géolocalisation qui permettent d’identifier en temps réel la localisation d’un sauveteur en cas de difficulté.

COÛT TOTAL D’ACQUISITION DES DEUX JETS DE RECONNAISSANCE ET DE SAUVETAGE : 50 000 EUROS TTC

 

UNE EMBARCATION POUR LE SECOURS EN MER

Mis en service en fin d’année 2019, le Bateau Léger de Sauvetage Plongeur (BLSP) est une embarcation de type pneumatique à coque rigide. D’une dimension de 7,50 mètres de long sur 3 mètres de large, il permet d’accueillir jusqu’à 8 personnes. Il dispose de plusieurs nouveautés en comparaison avec son prédécesseur :

  • Un volume intérieur et des rangements optimisés grâce à la coque du bateau et des demi-flotteurs qui ne viennent plus encombrer le volume intérieur. Ainsi, un brancard peut être facilement installé à bord du bateau en cas de nécessité.
  • Deux radios VHF couplées au système de localisation GPS, ainsi qu’une radio Antarès permettent d’assurer la communication le CROSS, le CTA-CODIS, les autorités judiciaires, et l’ensemble des acteurs du secours en mer
  • 4 projecteurs offrent une excellente capacité d’éclairage de pont et une bonne visibilité par temps brumeux, ou pour toute intervention réalisée la nuit
  • L’installation sur un franc bord d’accès plongeur qui arrive au raz de l’eau, facilite la remontée du plongeur sur le bateau, et la prise en charge des victimes

La sécurité des intervenants est également un des éléments essentiels qui a guidé les choix techniques de cette embarcation. Le bateau est doté de deux réservoirs de 250 litres, et propulsé par deux moteurs hors-bord de 150 CV 4 temps qui garantissent une puissance optimale pour franchir des zones de fort courant, comme le barrage de La Rance notamment. A noter que ce bateau navigue en 3ème catégorie restreinte à 6 miles d’un abri et peut ainsi atteindre 45 nœuds par mer calme.

Une cabine semi-fermée permet de protéger le personnel et le matériel du vent, de la pluie et de l’eau. Le confort de travail a également été pris en compte grâce à l’installation de 4 sièges amortis (dont 2 rabattables) afin d’éviter la fatigue et les traumatismes.

La nouvelle embarcation, basée à Saint-Malo, est amarrée à un ponton flottant acquis par le SDIS dans l’avant-port de Saint-Malo de manière à appareiller très rapidement pour une mission de secours en mer.

COÛT DE L’ACQUISITION DE L’EMBARCATION : 145.000 EUROS TTC.
COÛT D’ACQUISITION DU PONTON FLOTTANT : 20.000€ TTC

 

L’UTILISATION DE PLANCHES D’INTERVENTION POUR LE SAUVETAGE DE PERSONNES EN PROMPT SECOURS

Les sapeurs-pompiers spécialistes du sauvetage côtier sont équipés depuis l’été 2019 de planches de sauvetage qui peuvent être utilisées en prompt secours sur des interventions nautiques.

Ces planches d’intervention (de type paddle) ont permis la mise en œuvre d’une nouvelle technique d’intervention afin de porter secours aux victimes envasées.

Lorsque la victime est repérée, un premier sauveteur effectue une approche en avançant péniblement dans la vase, tout en veillant à répartir le poids de son corps pour ne pas s’enfoncer, et en s’aidant de la planche d’intervention. Il aide alors la victime à se hisser sur la planche pour la mettre en sécurité. Elle est ensuite tractée grâce à un filin relié à la planche d’intervention, et extraite de la vase par deux autres sauveteurs côtiers restés en milieu sécurisé. L’eau qui se forme sur la vase permet ainsi à la planche de glisser plus facilement, ce qui facilite son extraction.

Chaque année, près de 5 pêcheurs sont victimes d’enlisement dans la Baie du Mont-Saint-Michel, notamment en période de grandes marées où les zones d’envasement sont particulièrement importantes.

COÛT D’ACQUISITION DES PLANCHES D’INTERVENTION : 6000 EUROS (6 PLANCHES AFFECTÉES DANS LES CENTRES D’INCENDIE ET DE SECOURS DE RANCE RIVE GAUCHE, SAINT-MALO ET CANCALE)

 

3 TRAÎNEAUX DE SAUVETAGE

Ils sont affectés depuis environ un an sur Redon, Rennes Saint-Georges, et Saint-Malo. Ces traîneaux offrent des possibilités variées d’interventions en milieu nautique, notamment lors d’inondation, en situation de fort courant ou lorsque l’accès aux berges est inaccessible à une embarcation.

Il s’agit de moyens de secours complémentaires à la disposition des sapeurs-pompiers afin d’assurer des sauvetages et mise en sécurité le plus efficacement possible en mer comme en eau intérieure.

COÛT D’ACQUISITION DES TRAÎNEAUX DE SAUVETAGE : 2200 EUROS TTC.

 

DES INVESTISSEMENTS CONSÉQUENTS DANS LE DOMAINE DU SAUVETAGE-DÉBLAIEMENT

Depuis juillet 2021, les spécialistes du sauvetage déblaiement bénéficient de deux nouvelles berces dédiées à la spécialité, affectées au centre d’incendie et de secours de Rennes Beauregard.

UNE CELLULE DE SAUVETAGE DÉBLAIEMENT ET MANŒUVRE DE FORCE

Cette cellule permet d’effectuer des opérations de sauvetage déblaiement, des manœuvres de force, de désincarcération lourde, de recherche et de localisation de victimes en milieu effondré.

Ses capacités offrent les possibilités d’interventions dans les situations suivantes :

  • Recherche et localisation de personnes sur un rayon de 100 mètres (écoute et vidéo)
  • Extraction de victime horizontale et verticale en milieu effondré
  • Blindage de tranchée et d’extraction de victime en silo (stockage vertical de céréales)
  • Percement et découpe béton épaisseur max 40 cm
  • Manoeuvres de force : levage, soutènement force de levage 67 T maxi
  • Désincarcération lourde et spécifique : poids lourds, trains, métro, aéronefs, machines agricoles
  • Plateforme de travail en hauteur
  • Interventions pour sauvetage-déblaiement, effondrements, glissements de terrain, tremblement de terre, tranchées, sinistres à la suite de tempêtes, galeries souterraines.
  • Travail en collaboration avec l’équipe cynotechnique et l’équipe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (GRIMP)

Elle bénéficie des dernières évolutions technologiques

  • Des panneaux levants
    Ils intègrent une fonction de rideaux et permettent une rapidité de déploiement. Ils viennent remplacer les stores bannes de l’ancienne cellule et offrent une meilleure stabilité au vent.
  • Un chariot à coulisses traversant qui permet désormais d’accueillir des plateformes de travail en hauteur et des roues pour le transport de matériels ou de victimes sur le réseau ferroviaire (lorry).
  • Des matériels dédiés à des désincarcérations spécifiques (train, métro, poids lourds, matériels agricoles, aéronefs) ou la réalisation de manœuvres impliquant des charges lourdes
  • Un espace de réflexion équipé de 3 rideaux pour protéger efficacement cette zone du vent et de la pluie
  • Un mat téléscopique équipé d’un lumaphore pour permettre d’éclairer la zone d’intervention sur plusieurs centaines de mètres (surface équivalente à un terrain de foot)
  • 4 anneaux d’arrimage sur le châssis de la cellule permettant de servir de point d’ancrage (13 tonnes) pour des manœuvres de force, comme la mise en place d’un tire-fort par exemple pour le déplacement de charges lourdes
  • Un groupe électrogène permet l’alimentation électrique du lumaphore et des différents matériels filaires : perceuses, marteaux piqueurs, burineurs, disqueuses…
UNE CELLULE DE SOUTIEN SAUVETAGE DÉBLAIEMENT

Complémentaire à la cellule opérationnelle, cette seconde berce contient le matériel nécessaire afin d’intervenir dans différentes situations d’effondrement ou de dégagement de victimes, comme des effondrements de structure ou des dégagements de victimes dans des silos verticaux :

  • Un stock de bois et d’étais pour intervenir dans des situations d’effondrement de structure
  • Du matériel de blindage de tranchées ou de blindage dans des silos à grains verticaux (coussins pneumatiques gonflables de 2 m² pour sécuriser une zone d’effondrement à l’aide d’étais
  • Des bastaings, chevrons, liteaux, étais métalliques, du matériel d’extraction de gravats : pelles, pioches, truelles, pelles US, sacs d’évacuations de gravats
  • Un mat téléscopique équipé d’un lumaphore qui permet l’éclairage de la zone d’intervention
  • Un groupe électrogène permet l’alimentation électrique du lumaphore et des différents matériels filaires : perceuses, marteaux piqueurs, burineurs, disqueuses…

COÛT D’ACQUISITION DES DEUX BERCES : 205 000 EUROS TTC MATÉRIELS INCLUS