Le secours à personne

Avec 74% des interventions réalisées par les sapeurs-pompiers d’Ille-et-Vilaine, le secours à personne reste le motif de sortie de secours le plus fréquent. Il enregistre +22 % en 10 ans.

Afin de permettre aux sapeurs-pompiers de se recentrer sur leur coeur de métier, l’urgence vitale, et de maîtriser le nombre de secours à personne, une convention a été signée entre le SDIS et le CHU de Rennes. 

départ VSAV pour secours à personne

départ VSAV pour secours à personne

 

Une convention entre le SDIS et le CHU de Rennes pour une meilleure coordination du secours à personne

 
Fruit d’un travail mené en collaboration entre le SDIS 35, le SAMU-Centre 15, l’ARS Bretagne et l’association des transporteurs sanitaires privés, une nouvelle convention en matière de secours à personne est entrée en vigueur le 1er mars 2019 en Ille-et-Vilaine. Son but : faire de la régulation médicale un pilier de l’organisation des secours à personne pour garantir la meilleure coordination de l’ensemble des acteurs dans le respect des missions de chacun.
 
Officiellement signée le 14 mai 2019, cette nouvelle convention globale fait suite à une première coopération datant de 2012. Intégrant les dernières évolutions réglementaires (encadrement des départs de secours réflexe, recours aux arbres d’aide à la décision, recommandations en matière d’engagement selon le lieu d’intervention), elle place la régulation médicale au cœur de l’organisation des secours pour optimiser les moyens du SDIS 35 et du SAMU-Centre 15.
 
Elle permet ainsi de : 
 
  • garantir un traitement identique des demandes de secours que ce soit au CTA-CODIS ou au SAMU-Centre 15,
  • mieux cibler les urgences vitales nécessitant réellement l’engagement de moyens,
  • limiter les départs réflexe aux situations le requérant, 
  • éviter d’éventuelles admissions aux urgences et/ou hospitalisations non-justifiées,
  • optimiser la transmission des bilans médico-secouristes et réduire les délais 

 

Les évolutions majeures proposées par la convention

Une évaluation plus précise des situations d’urgence vitale

Les opérateurs du Centre de traitement des appels d’urgence (CTA-CODIS) et les auxiliaires de régulation médicale du Centre 15 s’appuient désormais sur un logigramme commun afin de traiter de manière identique une demande de secours et favoriser l’engagement immédiat des secours publics si l’urgence est décelée. Une régulation médicale est également mise en place dès le déclenchement des moyens sapeurs-pompiers.

Ils pourront utiliser des arbres d’aide à la décision communs dans 9 situations spécifiques pour lesquels l’identification de l’urgence vitale peut être complexe : l’accouchement imminent ou en cours, l’altération de la conscience, la suspicion d’arrêt cardio-respiratoire ou de mort subite, la suspicion de brûlure (hors coup de soleil), la suspicion d’arrêt respiratoire, la suspicion d’écrasement de membre ou de tronc ou l’ensevelissement, la suspicion d’hémorragie, la section complète de membre ou de doigts, et la suspicion de tentative de suicide.

Si au travers des questions posées l’urgence n’est pas d’emblée avérée, les sapeurs-pompiers ne seront pas engagés en départ réflexe ; une régulation médicale sera mise en place afin d’évaluer le besoin de soin.

Le lieu public n’est plus un motif d’engagement immédiat des sapeurs-pompiers
  • Sur la voie publique ou dans les lieux publics, dès lors que l’on n’est pas sur une situation de départ réflexe, l’engagement des sapeurs-pompiers n’est plus systématique.
  • La notion de lieu public avec espace protégé est introduite. Ainsi, lorsqu’une victime peut être soustraite à la vue du public et est accompagnée d’une personne qui a des notions de secourisme (médecin, infirmier, secouriste du travail…), les sapeurs-pompiers ne sont plus forcément engagés. Selon la gravité de la situation, les ambulanciers privés peuvent également être amenés à intervenir.
La question spécifique du relevage

Avec environ 4 000 interventions par an, le relevage représente 10% de l’activité de secours à personne en Ille-et-Vilaine. Avec la nouvelle convention, cette mission reste de la compétence exclusive du SDIS lorsqu’il sera nécessaire de procéder à une ouverture de porte. Une réflexion est actuellement menée au sein des ministères afin d’étudier l’engagement d’autres acteurs sociaux.