Le SDIS engagé pour une société plus solidaire en matière de secours

En mai 2016, le label « Grande Cause Nationale » était attribué au collectif d’associations «  Adoptons les comportements qui sauvent » porté par les Sapeurs-Pompiers de France, la  Croix Rouge Française et la Protection Civile en reconnaissance d’une mobilisation sans pareil sur les comportements préventifs et sur les gestes de premiers secours. Les attentats de 2015 avaient une fois de plus démontré qu’en matière de secours chaque minute qui s’écoule est déterminante pour la gravité du sinistre. Alerter est nécessaire mais pas suffisant. En cas d’arrêt cardiaque, à chaque minute qui s’écoule,  c’est 10% de chance de survie en moins. Les secours publics les plus rapides sont sur les lieux d’un sinistre une dizaine de minutes après qu’ils aient été alertés. L’objectif de former 80% de la population aux gestes qui sauvent ainsi que la généralisation de la formation des agents publics aux gestes de premiers secours sont affichés par le gouvernement à l’échéance 2021. Parallèlement l’accès aux défibrillateurs semi automatiques est facilité par une géolocalisation accrue.

Dans le même temps, de nombreux SDIS sont confrontés à la sur-sollicitation du service dans le domaine du secours à personnes pour des missions ne relevant pas directement de l’urgence. Cette sur-sollicitation fait à la fois peser un risque d’indisponibilité des secours pour de réelles missions d’urgence, et est cause de malaise auprès des personnels qui ne se sont pas engagés pour faire du transport à l’hôpital.

C’est autour de ces deux préoccupations que les élus du SDIS 35 se sont engagés en 2016  en adoptant le second projet stratégique. Faire du SDIS 35 un ambassadeur de ces dynamiques citoyennes, vouloir faire de la sécurité des brétilliennes et brétilliens une préoccupation collective dans le but d’un service public pérenne, plus efficace, mobilisé sur ces missions d’urgence est le fil conducteur pour la période 2016-2021.

Des actions de formations conséquentes ont été lancées. Depuis 2016, 7 200 collégiens ont été formés aux gestes et comportements qui sauvent au travers des actions « information préventive aux comportements qui sauvent » et « cadets de la sécurité civile ». Plus de 1 000 agents publics exerçant au sein des collèges ont également reçus cette formation.

2 100 citoyens ont été sensibilisés aux gestes qui sauvent lors d’opérations organisées au sein des Centres de Secours ou lors de manifestions publiques de sensibilisation.

Ce sont aussi 200 JSP qui auront été formés sur ces 4 années.

Près de 1000 SPV auront été recrutés et formés en remplacement de ceux qui ont cessé leur engagement mais qui restent de potentiels sauveteurs.

Dans le même temps, la plateforme de traitement de l’alerte est équipée depuis le 8 octobre 2018 de l’interface « le Bon Samaritain ». Celle-ci permet de déclencher tout secouriste qui se déclare disponible à proximité d’un appel de secours pour arrêt cardiaque et de lui indiquer l’emplacement du défibrillateur semi-automatique le plus proche. Aujourd’hui plus de 2500 brétilliennes ou brétilliens se sont déclarés sur l’application et ce fort contingent fait du département d’Ille-et-Vilaine l’un des plus représenté dans le domaine.

Parallèlement, les élus du conseil d’administration vont à la rencontre de la population pour échanger de l’intérêt de comportements solidaires en matière de secours. En s’appuyant sur le  comité de pilotage chargé de la rénovation du dialogue citoyen auprès du Département depuis début 2018, 9 rencontres ont été organisées avec la population sur le territoire d’Ille-et-Vilaine. La dernière phase de travail consistera en la proposition de recommandations à l’assemblée départementale en vue de répondre à la problématique initialement posée : « quelle place des habitants dans l’entraide et le secours de proximité ? ».

Dans le même temps, des réunions sur le thème de l’exercice de sa citoyenneté dans le domaine du secours sont organisés au niveau communal. Elles associent population, administrateurs du SDIS, maires, élus locaux et sapeurs-pompiers. Elles conduisent à réfléchir comment, soit par un engagement de sapeur-pompier volontaire, soit par la formation aux gestes qui sauvent, soit simplement par une juste sollicitation du service, la contribution de chacun à la sécurité est utile.

Ces situations de rencontre avec  la population permettent de rappeler l’importance de la formation de la population  pour des secours efficaces. C’est aussi un moment privilégié pour faire prendre conscience que le service de secours ne peut être utilisé pour des missions qui ne sont pas les siennes sans conséquences sur la qualité du service et les finances publiques.

 

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